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Une diminution de la diurèse peut annoncer un état de choc

Un état de choc se définit comme une insuffisance de perfusion tissulaire, aboutissant à un défaut d’oxygénation et conduisant une déviation du métabolisme aérobie vers le métabolisme anaérobie et donc à une production insuffisante d’énergie nécessaire au maintien de la vie.

Un état de choc se traduit par une hypotension prolongée, non spontanément réversible et associée à des dysfonctions d’organe, c'est-à-dire à une insuffisance circulatoire aiguë.

Parmi les états de chocs, on retrouvera :

  • Les états de choc hypovolémiques (hémorragique ou lié à la déshydratation sévère)
  • Les états de chocs distributifs (anaphylactiques ,neurogéniques et septiques)
  • Le choc états de chocs cardiogéniques (problèmes liés à la pompe)
  • Les états de choc obstructifs (problème de compression/obstacle)

La diurèse est le terme qui sert à désigner le volume d’urine sécrétée. Une diurèse normale est généralement comprise entre 800 et 1500 ml par 24 heures. La diurèse quotidienne se mesure généralement sur des périodes de 6, 12 ou 24 heures.

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Chez le patient hospitalisé, on se servira de matériels de recueille (bassin, urinal, bocal gradué, cantine…). Chez le patient autonome, au domicile une diurèse normale correspond à environ 4 à 6 mictions par jour.

Physiologiquement, la diurèse horaire est le reflet de la distribution rénale d’une partie du débit cardiaque et de son adaptation intravasculaire au niveau des organes. Un état de choc va au cours du temps entraîner une défaillance au niveau de différents organes. Au niveau rénal, une défaillance ayant l’allure d’une insuffisance fonctionnelle ou d’une nécrose tubulaire aiguë pouvant rarement aller jusqu’à une nécrose corticale avec anurie définitive va apparaître. Dans l’état de choc, la diurèse doit être supérieure à 1 ml/min, soit 60 ml/h. Dans le cas contraire, cela signifie que le rein n’est plus suffisamment irrigué en volume sanguin circulant et donc que la défaillance circulatoire aiguë est (encore) installée.

Il existe différentes anomalies de la miction :

  • La dysurie : miction lente, en plusieurs temps, difficile, avec diminution de la force et du calibre du jet et nécessité de pousser
  • La pollakiurie : besoin d'uriner plus fréquent et supérieur à 6 par jour
  • Les brûlures mictionnelles : douleur à type de brûlure / picotement à la miction
  • La rétention d’urine : impossibilité d’évacuer partiellement ou totalement le contenu vésical en urine
  • L’incontinence urinaire : perte d’urine involontaire
  • L’anurie : absence de sécrétion d’urine par les reins et donc aucune envie de miction
  • L’impériosité mictionnelle : envie irrépressible d'uriner et besoin urgent d’aller aux toilettes
  • La nycturie : miction plus importante la nuit que la journée
  • La pneumaturie : présence d’air mélangé aux urines, traduisant souvent une fistulisation uro-digestive
  • L’hématurie : macroscopique (visible à l’œil nue) ou non, traduit par la présence de sang dans les urines. Le sang peut avoir différentes origines.

Dans tous les cas, l’apparition de troubles répétées ou prolongés de la miction doivent pousser à alerter le médecin et de renforcer la surveillance hémodynamique.