Du grec ancien τρίζειν (trízein), qui signifie "grincer des dents", crisser ou serrer fortement les mâchoires. Le mot a ensuite été latinisé en trismus pour désigner la contraction involontaire des muscles de la mastication empêchant l'ouverture normale de la bouche.
Le trismus est liée à une atteinte des muscles masticateurs ou de l'articulation temporo-mandibulaire. En urgences, cette limitation se mesure en “travers de doigt” (TdD). Un trismus est considéré comme avéré si l’ouverture buccale inférieure à 2 TdD (Impossibilité de glisser le majeur et l’index perpendiculairement à l’ouverture buccale), soit si l’espace interincisive est < 35 mm.
Il constitue un signe d'alerte, notamment en raison du risque de difficulté de gestion des voies aériennes, pour l'examen de la cavité buccale, la déglutition, la phonation et l'alimentation. L'évaluation initiale doit rechercher une atteinte des voies aériennes (dyspnée, stridor, voix étouffée), une dysphagie ou une incapacité à gérer les sécrétions, ainsi que le caractère rapidement évolutif des symptômes.