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On peut estimer une valeur de tension artérielle systolique avec le pouls

En permanence, l'organisme humain est en perpétuelle adaptation avec son milieu extérieur. Pour répondre aux différentes variations, le système circulatoire s'adapte. Pour cela, il mesure, il communique, il change... Parmi l’ensemble des paramètres vitaux qui évoluent constamment avec le temps se trouve la tension artérielle.

La tension artérielle, appelée aussi pression artérielle, désigne la pression exercée par le volume sanguin contre la paroi des artères. La pression est différente à deux moments distincts : lorsque le cœur se contracte et éjecte un bolus sanguin, elle est à son maximum (tension systolique, la valeur du haut sur l’appareil) et lorsque le cœur se relâche, la tension est à son minimum (tension diastolique, la valeur du bas sur l’appareil). L’unité de mesure est le millimètre de mercure (mmHg). Il est également possible de considérer la tension avec une pression constante, appelée pression artérielle moyenne.

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De son côté, le pouls est la sensation que l’on peut ressentir au bout des doigts, lorsque l’on comprime une artère contre une partie dure (en général un os). Schématiquement, on pourrait comparer ce phénomène à une « onde de choc ». Cette sensation se produit à chaque bolus sanguin qui met en surpression le vaisseau lorsque le cœur s’est contracté. C’est pourquoi le pouls représente la fréquence cardiaque. Pour chaque évaluation, on peut évaluer sa fréquence, son amplitude, sa régularité…

La tension artérielle est une valeur qui évolue, elle peut augmenter (dans le cas de certaines pathologies, par exemple, ou en situation de stress…) ou bien diminuer (devant un tableau d’hémorragie ou de déshydratation, par exemple…). Elle se mesure à l’aide d’un tensiomètre qui déterminera les deux valeurs (systolique et diastolique). Mais en l’absence d’appareil, il est possible d’estimer la valeur de la tension ou du moins, d’en avoir une valeur minimum.

Pour cela, il suffit de déterminer la présence de pouls à différents endroits du corps. Généralement, les pouls les plus périphériques, appelé pouls distaux (radial, pédieux, ulnaire…), ne sont présents que si la tension systolique est supérieure à 80 mmHg. Plus proximal, un pouls fémoral attestera d’une tension minimale supérieure à 50 mmHg, tout comme le pouls carotidien. Si le pouls carotidien est absent, il faut alors commencer la réanimation cardio-pulmonaire !

La relation entre la présence d’un pouls et la tension systolique permet de faire une estimation rapide et sans appareil de la valeur de la tension artérielle systolique. Lors du bilan d’urgence vitale, il permet de se faire rapidement une idée de la fonction circulatoire. Il peut être renforcée par le temps de recoloration cutané (T.R.C.). Un temps de recoloration cutané inférieure à 2 secondes indique généralement une tension supérieure à 100 mmHg.

Sources  de l'article :
https://www.vulgaris-medical.com/

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