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Les tubes d’analyses sanguines les plus courants se prélèvent dans l’ordre alphabétique

Article extrait du bulletin N°17 : Les analyses sanguines. 

Qui n’a jamais vu ce petit mémo en guise de rappel d’ordre de prélèvement des tubes ? Car oui, tout le monde le sait, il existe un ordre de prélèvement des tubes. Les tubes contiennent des substances qui permettent les analyses, et même avec un risque très faible, une contamination du tube suivant par la substance du tube prélevé peut se faire et donc contaminer l’échantillon. Par exemple : Le tube bleu est donc le premier pour ne pas fausser les valeurs de coagulations avec les anticoagulants présents dans les tubes verts.

Lors d’une ponction à l’ailette sans hémocultures, le tube de purge est obligatoire pour ne pas remplir le tube, initialement sous vide, par l’air présent dans l’ailette (0,3 ml d’air). La quantité de sang prélevée serait alors inférieure à celle requise et la reconstitution avec l’anticoagulant ne serait pas homogène, ce qui peut aussi fausser les résultats. Le volume de remplissage nécessaire est également à respecter. Une marque sur l’extérieur du tube est visible. Un tube mal rempli pourra entrainer une analyse faussée (modification morphologie cellulaire, allongement des temps de coagulations…). De plus, transvaser du sang d’un tube à un autre est à proscrire, au risque de fausser les résultats.

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Une homogénéisation par retournement du tube est également nécessaire, cela peut aller de 3-4 mouvements lents (tubes bleus) à une dizaine de mouvements pour la plupart des autres tubes (verts foncés, violets, gris…).

Autre détail pouvant fausser les résultats : la mauvaise utilisation du garrot. Pour permettre une analyse fiable, un garrot doit être peu serré, et maintenu en place mois d’une minute. Comme dans un mini phénomène de crush syndrom, le potassium est une valeur qui monte rapidement localement au niveau du garrot, et peut donc fausser le dosage de potassium circulant. Lorsque la ponction est difficile, le prélèvement d’un deuxième tube est possible, uniquement pour le dosage du potassium (à indiquer sur les informations transmises au labo) à condition d’avoir retiré le garrot et attendu 30 secondes.

Une dernière question persiste : pourquoi l’ordre des tubes change-t-il en fonction des laboratoires ? Parce que les laboratoires ne disposent pas tous des mêmes automates, ce qui les oblige à adapter leurs consignes de prélèvement. Un examen peut se faire sur un tube jaune dans un laboratoire, et sur un vert dans un autre. La logique de contamination des tubes reste toutefois valable.

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Date de dernière mise à jour : 20/10/2021