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La rougeole possède une des contagiosités les plus importantes

L’objectif quand on parle de transmission, c’est d’éviter qu’une personne contaminée, symptomatique ou non, ne contamine l’/les autre(s). Pour cela, le professionnel de santé devra mettre en place des gestes barrières, pour empêcher la transmission. L’ensemble du schéma de contamination peut se résumer dans une représentation globale : la chaine infectante. (Voir bulletin N°7 : Les précautions complémentaires d’hygiène)

La science qui étudie la transmission d’un agent pathogène, la virologie, possède elle aussi ses points clés :

La contagiosité : c’est le nombre de personnes auxquelles un malade risque de transmettre la maladie. Scientifiquement, il est désigné «R0» et répond à l’expérience suivante : Combien de gens vont attraper l’agent pathogène si on place un individu malade dans une pièce avec 100 autres personnes.

La virulence : La virulence est la capacité du virus à se multiplier dans l’organisme, et donc à générer des «dégâts». On essaye d’évaluer le degré de gravité d’une épidémie avec le nombre de décès et de cas graves. En théorie, il suffit de diviser le nombre de décès par le nombre de cas rapportés pour établir ce chiffre. En pratique, l’estimation est plus complexe.

La période d’incubation : C’est la durée qui sépare l’arrivée de l’agent pathogène dans l’organisme et la survenue des premiers symptômes. Un patient porteur de l’agent pathogène mais asymptomatique est appelé «porteur sain». Seulement, certains agents pathogènes peuvent se transmettre pendant la période d’incubation et d’autres non.

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La corrélation de tous les paramètres de la chaine infectante, mènent à la propagation d’un agent infectieux. La mise en place des mesures barrières permettent d’en limiter les effets. Le premier tableau simule une contamination par la grippe. Pour cela, il suffit d’ajouter au nombre de personnes infectées au jour J le produit de ce nombre multiplié par le R0 (nouvelles contaminations) Le nouveau nombre évolue en fonction de la période d’incubation. Après 6 jours, 42,88 des personnes sont infectées. Le second tableau montre le même résultat à J6, mais avec un coefficient de limitation de réduction sociale. Lorsqu’un traitement n’est pas disponible (soit préventif par vaccination, curatif le cas échéant), la meilleure solution consiste à limiter la propagation.

A 75 % de limitation d’interaction sociale, soit une situation similaire à un confinement à domicile, le résultat est significatif.

Les précautions complémentaires d’hygiène ont pour finalité d’éviter que cette chaine se boucle, limitant ainsi les risques de transmissions de ces agents infectieux. La rougeole possède lui aussi un vaccin (R.O.R.) obligatoire, permettant aussi de limiter les conséquences d'une infection par l'agent pathogène. La stratégie vaccinale permet maintenant, de ne plus rencontrer de cas de rougeole (ou alors exceptionnellement) dans les services d'urgences. 

 

Les autres agents pathogènes sont détaillés dans le Bulletin N°7 : Les précautions complémentaires d’hygiène

Sources  de l'article :
Source : https://www.sciencesetavenir.fr/

Date de dernière mise à jour : 05/05/2022